Adaptez-vous ! Théorie sur la “bonne” technique

Adaptabilité …

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La longue distance offre de multiples possibilités de techniques. Au début, on ne sait jamais trop laquelle utiliser. On pense que celle-ci va plus vite que celle là et que c’est toujours vrai.
Ma théorie est la suivante : pour chaque configuration d’environnement, il existe une “bonne” technique. Il fallait voir Jérome, Sam ou Pierre Yves à Miami adapter en permanence leur technique selon la direction du vent, l’état du circuit, etc. etc. Pumping, pushing, paddle, etc.
Andy et Rick faisaient la même chose : pumping, pushing, etc.

Qu’entent-on par configuration d’environnement ?
Il s’agit de tous les facteurs qui influencent la vitesse du rider :
-L’état de la route (gravillon ou super lisse)
-Le vent (vent de face ou vent de dos)
-La pente (Descente ou montée)

Cet environnement a un impact direct sur la vitesse du rider si ce dernier mêt la même dose d’effort (même consommation d’énergie)
Par exemple, avec 160 pulsation par minute, un rider ira à 5km/h s’il se trouve dans une montée hyper raide, avec le vent en face et sur une route toute pourrie.
Le même rider, toujours avec 160 pulsation par minute, ira plutôt à 35 km/h dans une légère descente, avec un bitume de rêve et le vent dans le dos.

Qu’entent-on par “bonne” technique.
Il s’agit de la technique la plus économique pour soutenir une vitesse donnée.
-Par exemple, il est possible de se taper une montée hyper raide uniquement en paddle, mais c’est plus fatiguant que de la monter à pied à la même vitesse.
-Il est possible d’aller à 30km/h en pushing pur, mais c’est plus fatiguant que de le faire en pumping / paddle.

Nous avons donc tous les éléments pour la théorie : quelle corélation faire entre l’environnement et la technique à employer. Voilà donc un graphique issu de mes constats. C’est ça que j’ai en tête quand je me lance :

grafgraf2

En conclusion : adaptez-vous ! Il n’existe pas une et une seule technique. Il faut toutes les maîtriser pour se faire plaisir.
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8 thoughts on “Adaptez-vous ! Théorie sur la “bonne” technique

  • 15 avril 2016 at 22 h 05 min
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    Bien résumé Francois !

    Effectivement il faut trouver la technique qui est la moins énergivore selon le terrain. Chacun a ses préférences forcément mais il peut être utile de savoir quelles sont les techniques à privilégier. Pour cela rien de tel que l’entraînement. Mais je dirais surtout l’entraînement sous contrôle. Contrôle GPS et cardio je précise. Avec ça on se rend compte parfois que notre vitesse est bonne sans se mettre dans le rouge, et inversement.
    A Miami je consultais régulièrement ma montre gps pour la vitesse instantanée et adaptais mes efforts/techniques en conséquence. Un bel outil pour aller plus vite, et surtout plus loin !

  • Esteban
    16 avril 2016 at 10 h 14 min
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    Conseils d’un spécialiste à prendre sans modération. Merci François. Va falloir que je m’achalande en paddle… et en montre cardio et GPS alors…

  • Jerome Bevilacqua
    18 avril 2016 at 12 h 55 min
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    Théorie de la Contingence (l’influence des variables externes) et de la Relativité (“j’ai une pêche aujourd’hui !”), raisonnée et adaptative.
    Comme quoi, l’organe à solliciter le plus, c’est bien le cerveau.

  • Arthur
    19 avril 2016 at 20 h 04 min
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    J’ajouterais le fait d’alterner les techniques et les positions (switch / mongo) pour relâcher certains groupes musculaires. Exemple si je fais que du pump au bout de 20 min de mouvements continus je vais avoir une tension dans la cheville arrière. Si je fais que du push mes genoux et mes orteils vont tirer. Je pense qu’il est intéressant de faire de petites séries de chaque techniques, histoire d’éviter les échauffements, tendinites et douleurs articulaires. (même si au bout de 24h, j’imagine que de toute façon on a mal tout partout)

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