Compte-rendu de l’Ultraskate Miami 2016 – Une version d’un solo

Voici ci-dessous un compte-rendu, tout d’abord, très analytique de la « préparation » pour l’ultra, de ma consommation nutritionnelle, etc. Ensuite un copié-collé d’un texte publié en partie sur le facebook de la Ride More Team concernant le jour J, et rédigé à l’invitation de son rédacteur talentueux Samuel.
Ce ne sont que des informations personnelles qui n’ont évidemment pas de valeur universelle. Simplement apporter une pierre à l’édifice, faire connaître certaines habitudes et témoigner de cette expérience unique…

Ma « préparation » était assez simple au final… Ce n’est que « récemment » que la décision de ma participation a l’ultra a été vraiment prise. Avant le 22 septembre et un message sur dandystance posté sur le fil initié par Jerome et intitulé «Ultraskate Miami 2016» je ne pensais pas vraiment y participer… J’y songeais auparavant, certes, mais c’est à ce moment-là, que j’y ai répondu par la positive. D’où 1) l’intérêt de ce forum pour la communauté et sa fédération autours d’objectifs communs, 2) l’importance de s’annoncer publiquement (cela engage par la suite…).

Pratiquant auparavant mais à cadence et quantité plus faibles, j’ai pris l’habitude depuis deux ans, pour entre autres compenser un arrêt cigarettes, de rouler régulièrement et sur des temps compris entre 2h00 et 2h30. Les endorphines compensant la nicotine, il me fallait ma dose. Donc, pour résumer, mes sorties longboard se font le week-end car impossible en jours ouvrés ☹ . Par contre, le week-end, rentabilité en effectuant 35 à 42 km le samedi et rebelote le dimanche. Cependant, je n’aligne les kilomètres qu’à mon rythme de croisière (18-19 km/h), sans séance de fractionné ou autres exercices. C’est ce qu’il faudra que je travaille dans le futur pour améliorer ma vitesse je pense… mais je sais où demander des conseils (Hein, Francois Paddle Road, eh eh eh).
Pendant la semaine, j’effectue un peu d’elliptique quand je suis motivé (j’ai essayé de tenir un rythme de 45 minutes tous les 2 jours en décembre-janvier, mais dur…) ou vais au travail en vélo (40 minutes aller-retour en avançant bien, mais le temps dans ma région ne me le permet pas systématiquement ☹ ). En période hors boulot, j’essaye de rider une bonne trentaine de kilomètres par jour… Ceci 3 à 4 semaines pendant l’été (le matin tôt, entre 7h30 et 9h30, quand la maison n’est pas encore vraiment réveillée ) et ponctuellement pendant les autres vacances scolaires. Voilà pour ma «préparation». A noter, cependant, que les deux semaines avant d’arriver à Miami je n’ai pas pu rouler en raison de 2 week-ends cauchemardesques : pluies très fortes, vent à 40 km/h avec rafales à 80km/h et plus (roulant sur routes ouvertes, malheureusement ma région étant faiblement dotée en pistes cyclables dignes de ce nom, les rafales sont trop dangereuses… en raison du déporté). Cette pause forcée a t’elle aidé ou non ?

Pour ce premier ultra, j’avais donc prévu des sessions de 42 km (18 tours) entrecoupées de pauses de 30 minutes. L’objectif était de ne pas pousser mon corps en dehors des limites auxquelles il avait été habitué. Je pense que si j’avais aligné 60 ou 70 km en une seule session je ne m’en serai pas « remis » pour tenir 24h.

Concernant l’alimentation, j’ai fait également ce que j’avais l’habitude de faire pendant les sessions week-end : au bout d’une heure, manger une barre énergétique salée (pour ne pas les citer, mulebar eastern express, faut aimer) ou sucrée (je n’en ai plus et n’ai plus le nom en tête, des barres bio au guarana). Sous les conseils du tenancier d’une échoppe d’endurance (endurance shop, pour ne pas les citer), j’ai également consommé pendant l’ultra un gel d’acides aminées, sodium et caféine (roctane, pour ne pas les citer) par session. Donc, sur les 2h30 de session, une barre au bout d’une heure, un gel au bout de deux heures. Ce qu’il y a de sûr c’est que j’avais testé ces produits avant et que c’est important… pour être sûr des les supporter gustativement pendant un effort prolongé. L’objectif de ne pas avoir de fringale intempestive a été atteint.

Pendant les pauses, au niveau alimentation, c’était le repas de l’organisation pour la première pause (vers 12h00) puis banane pour la seconde pause, puis repas de l’organisation, puis pates, puis… je ne me souviens plus… puis petit-déjeuner de l’organisation… mais il me semble que j’étais déjà arrêté…
Pendant les pauses, re-crémage de toutes les parties soumises aux frottements avec de la Nok (pour ne pas la citer) : pieds, entrecuisses, aisselles… Egalement massage des mollets et cuisses avec de l’huile au Calendula, et enjoins par les membres de la Ride More Team, marche, marche et marche pour faire travailler les jambes autrement… Donc, tout en mangeant (cela va vite 30 minutes, c’est dingue), allers-retours pour discuter avec les uns ou les autres, aller-retour à l’organisation pour consulter l’évolution du classement et de nombre de tours sur les ordinateurs à disposition…

Au regard de l’expérience de cet ultra, dans l’optique d’y retourner (oh que oui, je l’espère) et d’améliorer la performance, je pense qu’il faut que je puisse aligner des sessions de 3 heures permettant d’atteindre 60 kilomètres à une vitesse moyenne de 20km/h et des pauses de 30-40 minutes maximum entre sessions. Cela permettra à terme d’atteindre 250 miles… pas avant 2 ou 3 ans à mon humble avis…

Le compte-rendu subjectif du jour J dont certains passages se trouvent sur le FB Ride More Team (désolé pour les répétitions entre ci-dessus et ci-dessous) :

Après ces quelques journées de visite, de découvertes, de camaraderie et de ballades tranquilles, le 26 février 2016 pointait son nez.
Enfin… et déjà, dirai-je…. Enfin, car ce 26 février allait venir ponctuer des mois de « préparation » physique, « mentale » et logistique. Déjà, car ce 26 février portait également l’appréhension d’un après Ultraskate…
Le début de cette journée fut dans le ton de celui des précédentes : petit-déjeuner en compagnie des comparses, discussions, blagues, piques et que sais-je encore qui maintiennent finalement la pression à bonne distance… L’arrivée au Homestead Speedway a été émouvante et rapidement, après le déchargement du van et la mise en place de l’espace dodo, repas, détente, atelier, salon de thé, manucure, massage ; premiers tours de roue dans ce qui est un temple du LDP (avec les circuits de l’Ultra Hollandais et le Trail du Chief Ladiga Silver Comet Skate Challenge que j’aimerais bien faire un jour…). Puis la photo (avec les interrogations « futiles » : où me mettre ? Porter la planche à bout de bras ou pas ?… finalement ce sera bien sur la gauche et planche non portée…). Puis le départ… à savourer sans pression, donc pour moi plutôt en queue de peloton de façon à ne pas sans sentir le souffle fusant des naseaux des purs sangs, qui dans le dos, peuvent te pousser à la faute de pied, et à la chute…
Sous les bons conseils de Jerome qui m’avait bien amené à y réfléchir à l’avance (que tu en sois remercié ici et ailleurs, Jérôme), j’avais planifié les 24 heures : Mon objectif au départ était d’aligner les sessions de 2h25 (à peu près 42 km) entrecoupées de 30 minutes de pause. Ceci jusqu’à 23h00 avant une bonne pause de 2h30 avec un petit dodo. Au niveau alimentation : 1 barre énergétique salée ou sucrée ou bout d’une heure + 1 gel acides aminés-calcium-caféine au bout de la seconde heure + repas léger pendant les 30 minutes (pâtes instantanée, ou repas midi – soir – petit-déjeuner prévus par l’organisation) + de l’eau, de l’eau, de l’eau (je pense avoir bu facilement une dizaine de litres, je suis un gros buveur pendant l’effort…). Au niveau « bien-être » : massage jambes au Calendula pendant les pauses + crémage de toutes les parties soumises aux frottements…
Ces objectifs ont été quelque peu bousculés positivement par la présence de BenSuperCarverFou aka Benoit, parce qu’avec un copain, le rythme explose en raison de l’émulation. Et là, émulation il y avait. Basée dans mes objectifs sur un 17.5 km/h de moyenne, notre vitesse a rapidement évolué vers du 18.5 km/h de moyenne avec des tours à 19.5 km/h. On avait beau se dire « faudrait ralentir là, on se pose derrière ceux-là qui roulent un peu plus doucement », rien n’y faisait, impossible de se brider… Mais c’est aussi ce rythme imposé par la formation de notre duo (que tu en sois remercié ici et ailleurs, Ben), ainsi que l’absence de pause longue pendant la nuit finalement, qui ont contribué à l’atteinte des 200 miles.
Comment résumer maintenant ces 24 heures ? Personnellement j’étais sur un nuage car rouler dans cet environnement, en compagnie d’égales et d’égaux (des longboarders, quoi), sans prêter attention à la circulation, sans se poser la question «maintenant, c’est par où ?», permet de se concentrer pleinement sur le plaisir de la glisse, permet également de se laisser bercer par l’alternance sonore accélération-décélération des roues en push ou encore par le bruit de l’accroche droite, gauche des roues en phase de pump… Le voyage sur ce petit nuage était également alimenté par le passage régulier devant le stand (137 fois, en fait… faut être fou) qui se traduisait par des gestes d’encouragement, des mots d’encouragements, et des aides au ravitaillement de la part de la Ride More Team aka Francois Paddle Road, Jerome, Pierre-yves, Samuel et Stéphane (par ordre alphabétique car il faut bien un ordre de citation…). Sans oublier les échanges et mots sympathiques, voire même les petites piques surprise de paddle sur l’arrière train en position de vitesse (hein François ), sur la piste lorsqu’un des Ride More Boys me doublaient (ils sont rapides les bougres, fichtrement rapides), les encouragements lorsque l’on se retrouvait sur la piste ou dans le stand avec William. Tout ceci, comme signalé dans un autre post, a participé à l’atteinte des 200 Miles. Ce plaisir fut néanmoins brisé à deux reprises : une chute sans gravité lors de la seconde session (24ème tour) et la casse d’une vis lors de la troisième session (41ème tour)…
Enfin, l’atteinte de l’objectif et l’impossibilité d’aller plus loin : 138 tours, 201 miles et quelques, plaisir de voir Coach Stéphane m’attendre derrière la ligne, me signaler que c’est bon et prendre cette photo à laquelle je ne m’attendais pas… et d’entendre le speaker (il parlait, il arrêtait pas de parler, c’était dingue) signaler mon nom et 200 miles : Aaaahhhhhh, je m’écroule… Gros câlin avec les copains (viril, quand même. Plutôt une accolade, sans larme évidemment, on est des Hommes… bon d’accord avec des larmes parce qu’on est des êtres humains, quoi )…
Bilan : Heureux d’avoir atteint cet objectif en solo sans jamais avoir été seul au final
ALLEZ… ON Y RETOURNE ? OUI, ON Y RETOURNE ?!?!?!?!

 

 

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