Compte rendu du 20 bornes de Newrider – 2015

Salut à tous !

J’avais posté sur FB un “petit” compte rendu de la course qui a eu lieu en Octobre 2015. Pour ceux qui l’ont loupé c’est aussi pour vous donner aussi envie. Enfin j’espère . ;-)

 

Compte rendu du 20 bornes organisé ce WE.
Fauteuil confortable, canette(s), clope à piles ou pas, sont requis.

Le 20 Bornes de NEWRIDER – 2015 .

La journée tant attendue est enfin arrivée en ce we du 10 octobre : notre participation à la course des 20 bornes en longboard organisée par Newrider et Pierre Samray. C’est la plus ancienne des courses de distance en longboard en France et j’en étais déjà à 2 participations. Et de trois donc cette année !
Ça commence dès le Samedi soir avec une épreuve qui se déroule sur le bord de mer de Cagnes sur Mer, devant l’hippodrome. Le revêtement peut être noté 9/10, en étant exigeant, mais on va dire 10/10 parce que l’on est fiers de ce spot. Je n’y habite pas mais pour le parcourir aussi souvent, je me l’approprie un peu cette fois ci. Seuls pièges : qq passages peints en vert qui peuvent s’avérer humides et donc dangereux pour le Pumping.

Sur le site se déroule tout d’abord un concours de HippieJump. Le truc étonnant pour moi était de voir comment des gars avec qui je roule régulièrement ont aussi cette capacité, cette détente, et cette habileté pour franchir la barre, de plus en plus haut. A ce petit jeu, c’est l’am iQuentin Boschini qui remporte la mise avec 1.22m. Un criquet ce soir-là le Quentin …
Ce grand rassemblement est aussi l’occasion de revoir les potes, les anciens, les nouveaux, et les amis Fb. Ce qui n’est pas tjrs très pratique d’ailleurs car j’ai loupé qq discussions du monde réél du fait de la non reconnaissance de certains de mes contacts. C’est ainsi, faudra remettre ça. L’occasion aussi est donnée de pouvoir tester toutes sortes de boards de pushing et de pumping pour certains, et de pouvoir comparer réglages, tests et sensations avec d’autres pratiquants de Ldp pour d’autres. Ce n’est pas tous les jours le cas !
A cette occasion, Rick Pronk et Stan Bekker, deux hollandais hyper sympas et accessibles pour celui qui speak english a little forcément, étaient parmi nous. Stan semble être un des gars qui se sont amusés à faire une course en longboard reliant différentes villes de Hollande (course qui existe l’hiver et que certains pratiquent … en patins à glace !). Quand à Rick, c’est tout simplement le recordman de distance individuelle en Ultraskate (soit sur 24h). Deux belles pointures qui se sont donc joints à nous pour courir et se dépasser sur les Sprints. Car une fois le spectaculaire HippieJump terminé, la place fut donnée au lancement des Sprints.
Les règles sont simples : départ arrêté – 500m à bloc – demi-tour au bout- puis retour à bloc +power . Pierre nous regroupe en différentes catégories : en gros pusher, pumper, paddler, et féminines qui viendront se fondre dans les pools rassemblées (certaines étant plus Push , alors que d’autre Pump).
Pour faire bonne figure, Pierre nous prépare d’abord le pool de Paddle. En l’absence remarquée de Fabien Bonnardel et de son bâton de joie non conventionné, nous nous retrouvons Francois Paddle Road et moi seuls au départ. Oh pinaise, ça sent l’humiliation …
Effectivement, je n’ai pas le temps de comprendre ce qu’il se passe qu’il est déjà 10 m devant, et qu’il accélère le Rascal ! Et puis pas moyen de laisser croire que je ne suis pas à fond étant donné que je produis des sons approchant ceux d’une locomotive à vapeur défaillante proche du préavis de grève, mélangés à un rythme infernal à des ponctuations ôh combien viriles et rassurantes d’une Monica Selles asthmatique lors de chaque impact du PaddleRoad. Evidement le skate électrique qui filme les runs est juste à côté de moi dans ce grand moment de solitude … pourvu que le son soit coupé au montage, pourvu que le son soit coupé au montage …
Le virage arrive, bcp trop lentement pour moi d’ailleurs, et on repart dans l’autre sens. C’est une véritable agonie pulmonaire et musculaire.
Francois avale içi le km en 2’24″95 , en pur paddleroad. Moi je regagne la ligne d’arrivée plus que je ne la franchi tellement j’en ai bavé … Mais ça, c’est fait. Temps à oublier.
Les Pushers se préparent. Plusieurs pools s’élancent tour à tour, et chacun y va de son enthousiasme ou de sa stratégie. A fond tout de suite , ou bien en drafting derrière et accélération finale, c’est au choix.
Dans le pool le plus sérieux Rick Pronk nous gratifie d’une performance de 2’11″70 (soit 27km/h de moyenne) devant William Richet gagnant de l’année dernière en 2’12″67 et Stan Leki en 2’13″52.
Comme ça ne suffisait pas le Grand remet ça sur un run en pushing pour tenter de battre Rick mais sans succès, il reste derrière. Mais pas loin du tout cependant…
Pour ma part, que serait ce un run sans Pumping hein ? Ben rien pardi ! Donc rebelote pour ma pomme en Pumping avec non pas mon habituelle Blackkross PumpingJack mais un nouveau jouet mixant plateau Gbomb, bracket avant Tusk, et Torsion tail à l’arrière (merci Jerome ! ). C’est en gros une évolution de la Gbomb, une planche mixte push/pump qui est rabaissée. Jusqu’içi je n’avais pas adhéré au concept ni en termes esthétiques ni en terme de performances. Bon ben je ne pourrais plus le dire .. Je finis mon run d’un Km en 2’30″04 avec 24 km/h de moyenne en Pumping pur. Vivement que je trouve le temps d’aller titiller Ben SuperCarver Fou et ses potes dans leur tube lyonnais, où il s’agit non plus d’un aller retour, …… mais d’une belle ligne droite ininterrompue. Miam !
Du côté des féminines cette année nous avions deux poulettes (parcequ’elles sont jeunes, et que c’est pas vulgaire) qui avaient du potentiel. Jade Angelico (mon Padawan de Pumping, croisement entre une charmante ado modèle pas touche les gars, une ex-handballeuse, et parfois une bonne dose d’autodérision) et une nouvelle venue que je m’étais permis d’accoster lors d’une ballade sur le site même de la course. Elle m’avait alors bluffé avec un Kick redoutable et je lui avait parlé de la course qui allait avoir lieu. Elle s’était dit intéressée, et elle est venue concourir. Bravo ! Il est même possible qu’elle ait fait un peu de démo de Dancing avant notre arrivée. Jade finit prem’s en 3’02″79 devant Laura (quel est ton nom?) en 3’08″89 , pumper devant pusher, une fois n’est pas coutume. Encore Bravo les Miss, on compte sur vous pour les prochaines épreuves.
On finit la séance par d’autres échanges et tests de matos, et une livraison de bushing à Emmanuel Lancon pour son Bennet, qui tel un authentique geek, ne peut s’empêcher de les monter discrètement 50m après nous avoir quitté. Le temps de la réflexion peut être ?  On est tous pareils .

 

 

…. Et le gros nous attend le lendemain …

Réveil matinal pour l’équipe que nous sommes devenu pour ce Dimanche : Jade, Francois, ma douce et moi : trois compétiteurs et la responsable du chronométrage (poste TRES important !!).
Retrouvailles au lieu-dit La Baronne près de Carros où démarre la piste cyclable qui va nous mener pdt 10 kms le long du Var avant de faire demi-tour pour franchir la ligne d’arrivée. De nouveaux venus se manifestent, absents la veille, et de nombreux sprinteurs des précedents kms nocturnes sont présents.
On regroupe le petit monde comme un troupeau et c’est parti avec un départ lancé, encadré par le skate électrique et Pierre à Vtt qui va ouvrir la route pour les premiers. Sont venus se joindre à nous les Eric Fiore,Nicolas Liveneau, Francois Lachaise, Karim Senhaji, au dernier moment,Maxime Guy, ainsi que pas mal d’autres.
Dès la ligne de départ franchie, le groupe de tête accélère et on commence à transpirer pour de bon. Le parcours est en léger faux plat montant, AVEC un petit vent de face. Comme un petit Pimousse de la grande époque : Petit MAIS costaud le fourbe. Les premiers jouent ou bien essaient de jouer au drafting mais sur la vidéo on voit bien que ce n’est acquis pour aucun d’entre eux. Rick mène la danse à coup de gros Kicks, suivi de Tristan Fort (sans jeux de mot, il l’est c’est tout), de Wiwi, de mon Top coach Francois et de son bâton de joie sans limite, de Stan Bekker le deuxième hollandais puis de Christophe Jaguelin, de Quentin Boschini et au final de moi. Quentin lâche l’affaire, je prends donc pour cible mon camarade suivant : Christophe. On avait déjà roulé ensemble qq passages lors du Marathon de Montévrain et j’envisageais déjà de le rattraper. On n’est pas là pour faire du tricot non plus, donc Go ! Alternance de Push et de paddle, peu de pump. Le vent est infect, mais il est juste, car égal avec tous. Bref, on en bave tous un maximum ! Consolation, au retour il sera notre meilleur allié, alors autant essayer de conserver des forces. Tunnel et passerelle s’enchaînent et je distance Christophe. Le point de retour s’annonce, on croise les premiers qui rentrent au bercail, Rick Pronk en tête, creusant un écart irrattrapable pour Tristan qui donne tout. Il est beau Tristan ! Il a son coulant moule-paquet disco fever et kick comme un dingue. Ca file. Stan arrive ensuite. Il pourraient souffrir en peu ces gars, manifester une quelconque gène, c’est pénible à la fin … Francois passe ensuite avec la planche qu’il a pu empreinter au dernier moment, la sienne lui ayant fait faux bond. Cependant dans le catalogue disponible immédiatement, il a choisi un modèle que j’ai modifié pour un usage pumping pour Quentin (un peu brutal dans sa pratique) et la bête est lourde ET haute. Ça lui change bcp. Je n’ai pas le temps de lui dire de commencer à pumper sur cette partie qu’il est déjà dans mon dos. Je croise ensuite Wiwi pas très frais pour le coup mais qui s’accroche quand même.
A mon tour je parviens au demi-tour. Je saisi ma chance et lance mon accélération à 10 kms de l’arrivée . Y a des fois où il faut oser dans la vie sans trop douter. Je sais que le revêtement est clean et mise sur un peu plus de 3 kms jusqu’à la passerelle qui va casser ma vitesse lors de “son ascension”. Je me régale à onduler comme un caniche en rut accouplé à une machine à laver enclenchée sur essorage 10000 tours/min. Ca trace, mais qu’est-ce que ça trace !!! Je croise mes camarades poursuivants ébahis qui m’encouragent vigoureusement. On échanges des cris, des regards et des émotions très gratifiantes. C’est aussi ça la course de Newrider.
Le bitume flatte mon uréthane et la planche en redemande. Par moment ça file à plus de 30 km/h en pumping. Enormes sensations, c’est intense. Arrive la passerelle tant redoutée la première année qui est absorbée sans effort pour attaquer son aspect le plus agréable, sa descente. Tout schuss , jusqu’au maximum puis petiot passage sous un pont, petits mots gentils échangés avec une famille à vélo qui me laisse passer sous le tunnel principal. Dernier morceau de 5 kms avant l’arrivée, on relance, on relance. Alternance de pumping très vigoureux et de paddleroad , très utile lorsque les gravillons sont de la partie et que pumper devient très limite. Et surtout, ce n’est pas le moment d’essayer de poser un pied au sol … Brrr !
Je finis mon parcours ravi, à bloc jusqu’au bout, le sourire béat , et le lycra luisant ( c’est mon côté poney ça). Les 10 kms du retour auront été fini en 23 minutes.

L’ordre d’arrivée est le suivant Rick, Tristan, Stan, Francois, et Wiwi. Ce dernier n’a pas eu de veine puisque lors de ses derniers kms, un véhicule des pompiers immobilisé sur le parcours (qui restait ouvert aux autres usagers) a provoqué sa chute. Contusions et grosses éraflures l’ont privé d’un meilleur temps et lui ont laissé qq souvenirs plus vivaces. D’où aussi l’explication du faible écart entre son temps et le mien.
De leur côté les miss n’ont pas déméritées non plus cette fois ci mais sur le parcours de 10 kms seulement . De nouveau victoire de Jade, au sprint s’il vous plait , devant LAETITIA GODART. La Classe !
Au final une très belle épreuve qui parvient au fil des ans à associer dans l’effort : débutants, motivés, Lycra, Baggy, Girafe, collant à la limite de l’homicide, riders assidus, ou bien des maxi-polyvalents, et même maintenant des coureurs confirmés qui ont pour certains traversé notre pays, voire même dépassé ses frontières. Et le tout dans un grand partage.

Un grand merci à Pierre pour avoir soutenu ce projet cette année, à Antibes Longskate pour leur présence et leur aide Samedi soir, et aux bénévoles qui ont assuré nos passages au tunnel, le ravitaillement (merci Linda) et pour le classement et les inscriptions (un plan sans accrocs, tip top !) et les photos (top Bernard Mossot !)

La notoriété de l’épreuve grandit elle aussi. Hier soir des msg venant de Hollande regrettaient de ne pas avoir été prévenus eux aussi. On aura partagé ce Dimanche une belle tranche de sport tous ensemble. Normal que cela crée de petites frustrations non ?

 

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