Des Frites, Du skate, De la Belgique par Enzo

La démonstration par A + B que la Belgique est une terre particulièrement propice à l’aventure ! Marvin a lui même été charmé et a composé son chef d’oeuvre sur lequel on a tous emballé quelqu’un au moins une fois.

Tout le sujet ICI sur le forum. Et surtout un grand merci à nos explorateurs de spots !!

Salut à vous,

Après notre petit échauffement entre Flandre et Zélande le Samedi, après notre après-midi à paddler le long de la plage de Knokke, et surtout après une bonne nuit de sommeil précédée d’une petite balade à vélo dans Bruges, nous repartons pour une séance de paddling le Dimanche dans la matinée.

L’idée à l’origine était de rejoindre lorsqu’ils arriveraient à Bruges ou à Ostende les participants du « Board Long Distance Coast Ride » qui devaient skater 100 km de Gand à Nieuwpoort. Cependant nous avons appris le Samedi soir que l’évènement était annulé en raison des risques de pluie. Qu’à cela ne tienne, le sol est en effet humide dans les rues de Bruges le matin au réveil, mais ce n’est pas la drache. Nous prenons le risque raisonnable de nous voir rincer par quelques averses, et nous décidons de nous diriger en Paddlemobile vers Ostende, la reine des plages de Belgique.

Nous sommes toujours tous les 3, SamD, Vincent et votre serviteur. Nous décidons de nous garer dans le port de pêche d’Ostende (Visserijdok). 3 raisons à cela :
1- C’est gratuit, ce qui est un avantage non négligeable lorsque l’on ne sait pas combien de temps nous allons passer sur les planches. D’autant plus que les PVs tombent comme la drache en général en Flandres.
2- Il y a eu un festival de Street Art il y a peu à Ostende (‘The Crystal Ship’), et il y a quelques œuvres à admirer dans le coin, dont un Guido Van Helten que je voulais voir (il y a aussi un immense Ela & Pitr au sol sur le parking que nous avons du mal à voir tellement il est grand).
3- C’est un endroit et une ambiance que j’aime bien, genre industriel des années 50/60, et je ne crois pas que Sam et Vincent y soient déjà venus.

Nous partons tous les trois sur nos street-paddles (bah oui, aujourd’hui nous sommes en ville, donc c’est du street-paddle et non du land-paddle), et on commence à pousser sur à peine une centaine de mètres quand je vois des vélos se diriger vers un petit bateau. Ah ouiiiii, ça me revient, j’ai complètement oublié, il y a un bac gratuit pour les piétons et les cyclistes (et les street-paddleurs du coup) qui part du port pour aller directement en ville. Nous le prenons in extremis, et démarrons la balade par 5 minutes de bateau. Sympa comme entrée en matière.

Une fois débarqué au Montgomerydok, en pleine ville, nous nous dirigeons vers la gare et le port de plaisance (Jachthaven Mercator). Nous sommes surpris, le Mercator n’est pas là… Nous l’avions visités tous gamins avec Sam et nos parents. Il s’agit d’un 3 mats goélette qui faisait office de navire école pour la marine-marchande Belge. Pour la nostalgie, on repassera, car le Mercator doit être en vadrouille quelque part aujourd’hui.

Nous faisons le tour du port de plaisance, puis suivons le Visserskaai, le quai des pêcheurs, avec toutes ses petites échoppes vendant des poissons fumés, des soupes de poisson, etc…

Nous continuons sur notre lancée pour arriver au début de la promenade Albert 1er en bord de mer, qui est piétonne depuis quelques années maintenant. Pour fêter cet espace qui s’ouvre à nous, nous nous adonnons à quelques circonvolutions au milieu des sculptures ‘Rock Strangers’ de Arne Quinze.

Ensuite, la promenade en bord de mer est bien sympa. Elle est pavée, comme souvent ici, mais ce sont des pavés autobloquants, mis en diagonale, ce qui est moins traumatisant pour nos skates et nos oreilles.

Nous passons le casino puis continuons notre chemin, passant de la Promenade Albert 1er à la Promenade du roi Baudouin. Nous faisons un très bref arrêt pour prendre des photos du graff de Disorder Line sur les murs de la piscine, avant de nous amuser et de prendre quelques photos à l’ombre sur le carrelage des Galeries Royales. Ça glisse tout seul, peut-être un peu trop pour nos sticks, mais par contre il y est plus simple de s’essayer au pumping, ce que font Sam et Vincent.

Nous reprenons nos bâtons de pèlerins, euh, de paddleurs, et nous continuons en bord de mer jusque Mariakerke-Raversijde. Là nous nous trouverions bien un endroit pour manger, mais évidemment il n’y a rien qui nous convienne. Il y a soit des restaurants, soit des bars, mais pas de restauration rapide mais quand même un tant soit peu appétissante.

Nous décidons alors de rebrousser chemin, pas par le bord de mer, mais un peu par les axes routiers intérieurs. Ceci nous fait passer par hasard à proximité d’une manche du championnat du Monde cycliste handisport qui se court à Ostende ce jour-là. La faim nous tenaillant, nous reprenons notre route, remontons le long du bord de mer, et trouvons enfin une friterie d’ouverte, qui plus est pas trop loin d’un skate-shop.

Nous faisons un tour dans ce skate shop de plage, et l’accueil n’est ni hostile, ni convivial, juste indifférent. Que nous soyons là ou non, rien ne semble distraire le tenancier de derrière son comptoir… Il y a cependant quelques skates aux décos marrantes.

Nous nous régalons ensuite de frikandelles, croquettes, frites et soda, rien que du diététique d’outre Quiévrain pour récupérer de notre effort.

Enfin rassasiés, nous sommes prêts à reprendre notre chemin, remontant notre trajet aller en bord de mer. Nous refaisons un peu mumuse entre les « Rock Strangers » de Arne Quinze, puis nous nous décidons à aller sur la nouvelle jetée, créée il y a peu. Je ne serais pas étonné que nous soyons les premiers street-paddleurs à rouler sur son béton lisse. Il faut faire gaffe au début au sable qui arrive des plages et fait des petits tas sur l’entrée de la jetée, mais ensuite ce n’est que du béton, et avec le peu de touristes présents, nous pouvons nous laisser aller pour rejoindre le bout.

Là nous admirons la ville d’Ostende, les « Rock Strangers ». Certains touristes eux nous regardent un peu comme des extraterrestres avec nos sticks.

De retour sur les rives d’Ostende, nous nous dirigeons en centre-ville pour voir d’autres œuvres du festival « The Crystal Ship », dont un ROA et un Pixel Pancho.

Après cette petite pause contemplative et un petit tour en paddle dans les rues commerçantes d’Ostende, nous nous dirigeons vers le Skate Park d’Ostende. Or le chemin le plus court nous fait passer par le quartier où il y a des vitrines remplies de présence féminine comme le chantent Léo Ferré ou Arno. Vu qu’il y a une ligne de tram qui coupe le goudron à peu près au niveau des premières vitrines, le passage est assez casse-gueule… En effet, l’œil est plutôt attiré par les dames en vitrine, alors que les roues des skates elles, sont plus attirées par la rainure béante des rails du tram, ce qui fait qu’on peut se faire de petites frayeurs. On vous aura prévenu, mais je pense que vos planches chasseront de l’arrière ou de l’avant quand même à cet endroit.

Nous arrivons sans blessure cependant au Skate Park d’Ostende. Je ne sais ni ne peux rien faire dans un Skate Park en général, mais celui-ci je le trouve vraiment chouette, installé au milieu d’un ancien vélodrome. Je saurais skater, je sens que je m’y ferais plaisir. Il y a d’ailleurs un gars dans le bowl en longboard. C’est la première fois que je vois un longboard dans un Skate Park, et le gars s’en sort plutôt pas mal. Il sort ensuite du bowl pour aller sur la partie plate claquer quelques slides et effectuer un peu de dancing sur sa planche… Tout cela avec un certain air de facilité. Bon ben après ce spectacle, nous repartons, moi avec mon stick et mon bide, et au cas où je ne l’aurais pas encore su, avec un constat personnel une fois de plus que ma marge de progression possible sur une planche est immense.

Avant de quitter cet endroit, il est bon de noter que l’on peut aussi venir se garer gratuitement dans le coin et emprunter un vélo tout aussi gratuitement pour aller dans le centre-ville d’Ostende. Cependant ce parking est très fréquenté, il est rare de pouvoir y trouver une place en week-end. Mais l’idée et l’attention du vélo sont les bienvenues.

Pour la toute dernière partie de notre balade, nous entrons dans le port « industriel » d’Ostende. Il n’y a ici quasiment aucune voitures sur les routes, il faut juste faire gaffe aux tramways. Nous profitons d’une descente de pont pour nous tirer une petite pointe de vitesse avec Sam.

Nous approchons de la fin de notre balade, nous passons sous le marché aux poissons, mais hélas les pavés ici nous ralentissent, il faut pousser fort et tirer des bords pour progresser.

Nous arrivons à l’embarcadère pour piétons dont nous sommes partis plus tôt en même temps qu’un bateau. La boucle est bouclée, notre périple Land-Paddle s’achève ici, nous rangeons les skates et sticks dans la Paddlemobile et nous dirigeons vers Bruges.

Cette balade était tout aussi chouette que celle de Knokke. Il y a plus de variété dans la balade entre le port, le bord de mer, le centre-ville, etc… J’espère que nous vous avons donné un peu envie, et si vous décidez de passer par Ostende, faite moi un signe.

Ah, au fait, le titre de ce post est en hommage à Otis Redding qui a écrit ‘Sitting on the dock of the bay’ à Ostende.

A bientôt,

Enzo Rhode-Hagen

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