6 heures de Salbris

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Ce sujet a 7 réponses, 6 participants et a été mis à jour par  Clément PERDRIX, il y a 1 mois et 3 semaines.

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8 mars 2018 at 13 h 13 min #7517
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Clément PERDRIX

Voici mon récit des 6 heures de salbris ! C’était ma première course en longboard LDP. Je l’ai abordé avec un mélange d’anxiété (je n’avais commencé ma préparation physique il y a seulement un mois et demi) mais aussi avec de l’excitation.

Je m’étais fixé un objectif de 100km, pour être large et me permettre des pauses assez conséquentes (27 minutes au maximum) en cas de crampes ça me faisait une allure théorique de 18 km/h. Pour moi c’était possible, d’autant plus sur un circuit de karting où le goudron est en théorie lisse. La réalité en a démontré le contraire, du moins en utilisant des roues de roller.

Réveil à 6 heures 6 heures 30 pour ma part, à cause d’un mélange d’excitation et voisins un peu bruyant. Rendez-vous au petit déjeuner avec les nantais Jack, Titouan, Meven ainsi que les deux lyonnais Benoît et Jérôme. Moment sympa à rigoler avec les roller, puis on remonte préparer les affaires. Départ à 8 heures 15 -30 de l’hôtel en direction du circuit de salbris. Arrivée vers 9 heures, premiers regards sur la piste, qui est toute mouillée et qui continue de l’être avec une petite pluie.

Viennent les questions sur le matos, la piste étant un peu graton j’hésite à laisser les roues de roller sur le skate malgré toute l’eau sur la route. Tant pis, on reste comme on est, on verra au cours des 6 heures si je remets des roues un peu plus conventionnelles.

Dernier checking des affaires, tout est ok pour tenir 3 heures sans retour au stand malgré une pause prévue au bout d’une trentaine de km. On commence à mettre en route la playlist deezer, le métronome pour pousser 25 fois par minutes, puis dernière étape qui signe le départ, début de la séance endomondo.

10 heures: top départ, tous les longboard ou presque restent ensemble, Benoît étant partis comme une fusée et qui prendra quelques tours d’avance. Premier coup dur au bout de quelques virages, jack tombe et se fracture le bras…

Au bout de quelques tours les écarts commencent à se creuser, j’arrive à revenir sur le peloton des lyonnais et titouan. Cette course étant ma première, j’essaye de la gérer au maximum. J’alterne le pied de poussée presque à chaque fois, sauf dans les virages plutôt serrés qui ne me permettent pas d’être vraiment à l’aise en poussant avec le pied gauche.

11 heures : aucune douleur, petite victoire pour moi qui pensait avoir des crampes très rapidement. Première heure un peu en dessous des 18 km/h, soit en dessous de mon objectif. ça fait rien, mes derniers km montrent une diminution du temps sur chaque tour et surtout il reste encore 5 heures. Par contre, je pars sur un rythme de poussées ressemblant un peu plus à trois poussées de la jambe droite et une de la jambe gauche afin de moins me fatiguer.

midi: tout se passe très bien, le corps tient le coup, j’en suis à un peu plus de 36km.

2 heures 45: La barre des 50 km est dépassée. un petit début de crampe au mollet droit commence à pointer le bout de son nez. Je me permet une pause de 10 minutes pour recharger le camelback. J’emporte tout ce qu’il me faut pour ne pas refaire de pauses pour des vivres sur le restant de la course, en espérant ne pas devoir aller au stand à cause de crampes. Le vent commence à forcir, j’essaye de trouver une position pour être moins freiné par le vent mais le dos mange un peu, c’est ce qui me pousse à trouver des lièvres pour m’abriter du vent sans trop m’user physiquement.

4 heures: on y est, ⅔ de la course sont effectués, j’en suis à 72 km. On croise les copains, ça remotive. Je me sens super bien, a tel point que je me permet d’accélérer au fur et à mesure et faire un 83ème km à 21.5km/h. Très étonné en entendant l’application m’indiquer ça, d’autant plus que je n’ai pas du dépasser les 30 poussées par minute. La raison m’indique qu’il reste encore un peu moins de 1h30 de course, j’essaye de me calibrer un peu plus rigoureusement sur le métronome. Grosse frayeur dans ce moment, je me permet de pomper sur une zone très graton, je perd l’adhérence, tombe et glisse fort heureusement sur le camelback qui n’a pas de trou. Je me fait une légère brûlure au coude, sans gravité. La question vient surtout pour le genou qui est légèrement douloureux. Aussi, Jérôme qui était avec moi à ce moment là réussi à esquiver ma chute. Tout le monde est sur pied, on repart.

5 heures: gros coup au moral, les mollets tirent de plus en plus. Je commence à avoir aussi de plus en plus froid. J’alterne la jambe de poussée mais je recherche aussi des alternatives à la façon de pousser pour ménager les crampes. Par contre, le moral et la lucidité sont de moins en moins présents (malgré le fait de boire une gorgée de boisson à chaque tour et manger une barre de céréale à chaque heure). Tant pis, je mange quelques barres en espérant qu’il y ait un déclic psychologiquement. On se remotive, on en est à 91 km, il ne reste que 9 km pour arriver à l’objectif. Les jambes deviennent de plus en plus lourdes et douloureuses. Puis viennent les km 97, 98, 99 … Le sentiment d’arriver au bout de l’objectif est extra.

5 h 30: 100km ! Objectif atteint. Je commence à en avoir un peu marre, plus de musique (deezer ayant beugué), il ne me reste dans les oreilles que le sons très redondant du métronome. Tant pis, une demi heure ça passe vite malgré les jambes qui tirent.

5 h 55: 105.5km, dernier tour. A la mi-parcours, manque de lucidité qui me fait sauter de la planche pour éviter la chute. La planche finit 100 mètres devant moi, dans les graviers. Le temps d’aller chercher la planche, l’espoir d’avoir un tour en plus de compté dans le temps imparti s’envole. Je finis ce tour à environ 6 heures et 30 secondes. Je finis malgré tout ce tour, me permettant de comptabiliser 107 km! Je descend de la planche, les premiers pas sont très durs. Retour au stand et découverte des affaires toutes mouillées à cause de la pluie, la journée se finira avec des k-ways pour éviter d’attraper froid ! J’avais pourtant mis le sac poubelle dans ma liste d’affaires à emporter mais j’ai naïvement pensé que la tente suffirait à bloquer la pluie. Tant pis, ça me servira pour la prochaine ! Chargement des affaires dans la voiture, au revoir à tout le monde puis retour à la maison.

Très content de moi pour un premier 6 heures et aussi d’avoir dépassé les 100 km. Agréablement surpris d’être 4ème et surtout d’avoir aussi peu de crampes malgré des conditions climatiques pas au top. J’avais passé une bonne semaine à me poser des questions sur mes capacités, je n’aurai pas du.

Prochain objectif sur longue distance, les 6 heures de k’roll où j’espère passer la barre des 120 km et surtout passer la barre des 100 km en distance cumulée individuelle au mans.

Concernant K’roll, étant donné l’objectif, je vais réfléchir à des solutions minimisant le temps d’arrêt au stand (par exemple achat d’une deuxième poche d’eau pour limiter le temps de recharge du liquide dans le camelback), en espérant que les conditions climatiques soient avec nous !

perdrix voguant entre les ventre à choux

9 mars 2018 at 9 h 06 min #7518
Nickie
Nickie

c’est de la folie ce truc, moi qui dépasse pas les 15 bornes ça m’épate 😀

9 mars 2018 at 22 h 23 min #7524

Titouan Titus

la prochaine fois j’y serais promis !
niveau matos tu roulais sur quoi ?
qu’est ce que tu buvais dans le camelpak?

 

12 mars 2018 at 18 h 41 min #7527
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Clément PERDRIX

J’avais une subsonic century ! Ensuite en truck je suis en bennett à +15° et randall mis à zéro degré.

Dans le camelback j’avais un mélange 4/5 d’eau de coco et 1/5 jus d’ananas.

Il faut aimer, d’autant plus quand c’est chaud ! Ayant peur d’être écœuré j’avais  prévu des gourdes d’eau sucrée. Je conseille vivement de goutter / tester la boisson sur une sortie avant 6 heures pour être sûr que ça convient 😉

perdrix voguant entre les ventre à choux

22 mars 2018 at 13 h 38 min #7537
GuruMatmat
GuruMatmat

Bravo! Vraiment bien pour une première épreuve de 6H!

23 mars 2018 at 15 h 17 min #7539

Jerome Bevilacqua

très très bien !
Pour la boisson je recommande d’en prévoir 2 :

– aqua simplex : inodore, incolore et sans goût
– la mixture magique qui nous convient, pas de recette universelle, c’est à chacun de trouver ce qui lui convient.

On se lasse assez vite de sa mixture, et le retour à l’eau est salutaire, pour boire comme pour se rincer la gorge.

 

7 avril 2018 at 12 h 57 min #7569
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Enzo Rhode-Hagen

Merci pour ce compte rendu. Et en effet, pour la bouffe comme pour la boisson, il vaut mieux tester si ca convient avant une course ou rando au long cours. Par exemple, l’Isostar me va très bien sur 40km, mais après 4 à 5 heures de ride, ca me donne envie de vomir et me fait mal au bide.

21 octobre 2018 at 13 h 16 min #8003
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Clément PERDRIX

@jerome : aqua simplex = eau de source ?

jen’arrive pas à trouver de produit sous ce nom

perdrix voguant entre les ventre à choux

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