la Folie des grandeurs

Tel Don Salluste, notre inoubliable Louis de Funès national, je suis atteint par la Folie des grandeurs.

Je me souviens de ma rencontre à Paris avec Pappy Boyington, et de mes interrogations devant le “bateau” de 2 mètres qu’il avait fait réaliser à Lyon par l’atelier Politic Longboard.

 J’étais à l’époque encore dubitatif …

Puis j’ai commencé à regarder de loin les Hamboards, puis les Kahuna, et à m’intéresser au paddle et aux grandes planches. Serai-je moi aussi un Lord un jour ?

 En 2015 j’ai pu rouler à Miami avec les grandes WEST SSUP – Street Stand Up Paddle – et ça a été la révélation ! Ce jouet pour adultes a un potentiel de fun extraordinaire ! On peut rouler à deux voire plus sur ces grands plateaux, lancer des figures dignes de Nadia Comaneci sur sa poutre, ou pomper un ensemble de près de 10 kg tel Mad Max au volant de son 18 roues.

J’ai vu évoluer des débutantes sur cette belle RSC lors de la South Beach Bomb …

Alors je me suis dit … pourquoi pas moi ?

A Miami encore j’ai vu de près les très belles réalisations de Chip Walters et Jorge Moral, les grandes Raising Cane, et je me suis laissé tenter.

Les belles ont des arguments !

35 cm de large, 150 cm de long, 13 plis, et une finition à couper le souffle, la 57″ a des courbes irrésistibles.

Il y a quelques chose de Freudien dans ce monde …

Après 2 mois d’attente le grand colis est là !

J’opte pour des trucks Drone Navigator, larges (190mm) et hauts, et des roues MBS de 100mm : on ne va pas faire petit sur ce premier montage. L’ensemble fait 7.5 kg.
Le paddleRoad est prêt, c’est parti pour un premier essai : petite pente, poussée, paddle, virages serrés, la planche est très bien conçue : pas de dérapage intempestif, l’entraxe est généreux, le placement est assez naturel sur cet engin.

Je me suis lancé hier au volant de mon camion : départ en côte, descente de rampe, ondulations, slalom, virages serrés : impeccable !

Fier comme un camionneur j’attaque le quarter, la rampe, je switche, je coupe les courbes, je relance … la réponse est excellente !
Je sens que le travail des jambes et des bras est un peu plus conséquent que sur une planche classique, mais le plaisir de conduire cet énorme engin est tout simplement extraordinaire .

Les grandes roues MBS ont un bruit bien caractéristique, lié à leurs crampons – qui ne vont pas durer à ce rythme là .

Je leur donne de l’angle, je penche, j’attaque.

L’entraxe est idéal, la planche se pilote facilement grâce à la zone avant hyper généreuse, l’arrière suit sans à-coup.

 

La combinaison de la grande planche et du paddle est naturelle, complémentaire : j’ai opté pour mon Paddle road le plus ferme, le modèle utilisé pour le record de Miami en 2015  – tel un Jean-Claude Dusse déchaîné je plante le bâton dans le bitume pour forcer les virages, changer les appuis – et le bateau tangue et gîte, mais se soumet aux flux et reflux de ma course.

Cette tendance à l’hypertrophie est typiquement américaine : c’est un amour du travail bien fini, une planche sous stéroïdes, un fantasme Freudien, un V8 qui feûle sous mes pieds, une incitation à la démesure !

Je ne peux que vous recommander d’essayer un jour un tel engin – c’est une expérience grisante.

Merci Jorge & Chip !

Raising Cane 57

Raising Cane 57
7.4

Efficacité

6/10

    Poids

    8/10

      Adhérence

      9/10

        Look

        10/10

          Utilité

          5/10

            Pros

            Cons

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