Miami Jour J-1 avant l’Ultraskate

Miami Jeudi – J-1

Ce matin le compte à rebours nous semble déjà plus présent. J-1. Brrrr …
On a récupéré dans la nuit Clark Blumenstein, éminent défenseur du short rose contre vents et marées l’année dernière (Pink Pants wins !), nous avions fait sa connaissance tout au long de notre précédent séjour. Un drôle de phénomène, croisement entre un mélomane intégriste (puisqu’il fabrique et commercialise des systèmes audio haut de gamme), et un artiste parfois haut perché, et qui plus est, parfois francophone. Une perle. Il nous arrive cette année après deux jours passés à réaliser deux plateaux pour cet Ultra, dont un pour le vainqueur de l’année dernière, Eric Palmer. Ce sont des boards topmount très légères pour leur taille, réalisées en Balsa selon un procédé que seul Clark pourra vous expliquer, et qui sont destinées essentiellement au pumping.
En attendant on réveille notre compagnon et l’embarquons pour les courses que nous souhaitons réaliser pour notre Ultraskate. On fait donc le plein de miammiam/choses-qui-en-ont l’air, de boissons, de barres protéinées, de fruits secs, de soupes chinoises, de bananes, et nous voilà en train de franchir la caisse avec un chariot digne d’une famille nombreuse. On en profite pour embarquer aussi un peu de matos de camping pour la nuit tels que des matelas gonflables, et une chaise pour Stéphane Conus notre coach pour qui la nuit s’annonce blanche. On n’oublie ni le gonfleur, ni la bouilloire électrique et les pulvérisateurs qui vont nous permettre de goûter à la douche chaude en fin de journée sur le site.
Ayant scindé l’équipe en deux, on en profite pour faire notre petite lessive, histoire d’être beaux ET propres pour le jour J. C’est vraiment tout confort ces Motels US !
Sachant que l’après midi nous serions chez Andy pour une réunion informelle entre riders, on se charge de plateaux de fruits et autres crudités. Et oui il semble que la mode Vegan fasse fureur aussi chez les sportifs. Bon dans ces plateaux sous vide ils ont quand même réussi à nous caler de la sauce genre Sunday caramel … des fois que l’on manque encore d’un peu de sucre.
Vidage des courses du Van (3tonnes…), récup des fringues propres, embarquement du matos , de l’équipe, de l’ex Mister Pink Pants et en route pour Miami. L’inénarrable Clark embarque avec la brosse à dents en action, ses outils et ses deux plateaux qu’il va poncer pendant le trajet à côté d’Esteban et de moi. On a gagné le gros lot ! Apparemment il doit au moins en livrer un cet après midi. Un peu à la bourre donc … Andy nous attend avec les autres riders les plus éminents et l’on fait une arrivée remarquée avec notre beau Van. Le plus dur étant de le stationner … On abandonne le Captain à son volant et direction le meeting !
Salutations, présentations, on reconnait certains, et inversement. Andy nous accueille royalement avec un big barbecue ! Vegan ? Mouais … Ben on a l’air macro-bio avec nos crudités et nos fruits … Pas grave on les trempera dans la mayonnaise. Ah non c’est vrai ils en ont pas. Cette occasion de renouer les contacts est une réussite. La plupart des gens présents sont très accessibles à l’instar deJames Peters, de Rick Pronk, de Mark Groenenboom (aka M. G-Bomb), Eric Palmer et son incroyable maman Anne Palmer (qui roule elle aussi sur l’Ultraskate, et pas pour rigoler d’ailleurs mais pour une bonne cause),de Stoc Ago, sans oublier bien sûr notre hôte, Andy. Dans son accueillant jardin sommeillent une splendide brochette de boards de LDP auxquelles nous nous empressons d’ajouter les nôtres, de la 1166, de la Blackkross, de la Bossa board, mais aussi de la Uncool Decks de notre ami et équipierPierre-yves. On détaille, on commente, on prend noms et photos. En comparant ses oeuvres avec celles plus locales, Pierre Yves semble satisfait de ses finitions. Nous on en doutait pas !
On découvre aussi certains bricolages comme ce TorsionTail acier (proto ou pâle copie homemade ?), et ce hanger de Bennet attaqué à la meuleuse pour ne pas toucher la visserie supérieure. DeeJay Pascua est là aussi avec son paquebot et son paddle. On nage dans le XXLboard. Nikolai est aussi parmi nous pour présenter sa marque de boards et de plateaux brésilien : Bossa. Ils sont superbes, alliant à la fois technicité et simplicité de courbes. On a pas fini d’en croiser ….
Clark file dans un coin de jardin pour installer son atelier mobile. On ne verra presque pas de l’aprèm tant il semble occupé. Il recrute pour la phase de ponçage le futur propriétaire de ses œuvres, Eric Danger Palmer. Je l’interroge d’ailleurs au sujet de sa nouvelle monture mais il ne me semble pas très sûr de lui quant à son utilisation le lendemain pour la course. Il finira par installer des Dontrip sur sa Clark et faire des tests dans la rue. C’est concluant pour lui. Cool. Sur la vidéo plus bas on le voit en action sur cette fameuse board . Je me souviens de sa drôle de planche de l’année dernière, croisement entre une poutre de bois pour relier les deux trucks à chaque extrémité, et un plateau de cruiser pour s’installer sur la partie avant. Empattement XXL garanti ! Alexandre Bangnoi nous en avait parlé il y a deux ans déjà et son fonctionnement sous les pieds d’Eric était surprenant d’efficacité. On ne sait si cette année il compte rejouer avec pour l’Ultraskate.
Mais cette visite chez Andy a aussi un autre objectif : récupérer tout ce que l’on a commandé aux states et fait livrer sur place. Donc c’est ambiance Jour de Noël 2, le Retour : Trucks Surfrodz, bushings et cales pieds Riptide, roues Seismic, pattes Gbomb, trucks Dontrip, roues SharkWheels, et skate électrique Evolve expédié par William pour filmer l’équipe pendant l’Ultra, tout y est !
Ben (alias Carve TheCity maintenant), ravi, va enfin pouvoir monter le plateau Uncool Decks amené depuis Lyon et dans la foulée le tester avec de belles roues Funnel de prêt. Lui aussi découvre sa monture la veille de la course. Notre gentil matou lubrique découvre un peu après tout le monde les bienfaits du Torsion Tail de G-Bomb mais nous le mettons en garde tout de suite contre sa relative fragilité au regard d’un usage autre que le Ldp, usage dirons nous de « plus engagé ». Il acquiesce, s’élance dans la rue, revient enchanté et … nous plante un slide ! Moment d’hilarité pour tous, le voyant la main devant la bouche les yeux écarquillés dans le genre « oh non ! Pardon je ne DOIS plus faire CA ! » . Et Stéphane de surenchérir à propos de ses jolies roues à peine rodées … Chassez le naturel, il revient au galop !

Petite immersion ? C’est par ici : https://vimeo.com/157899582

On se remet de ces émotions et profitons du buffet en attendant le moment tant attendu. Car oui en ce Jeudi J-1, nous avons tous un moment tant attendu. C’est l’arrivée de notre Francois Paddle Road. N’ayant pu se libérer plus tôt il n’arrive que la veille de la course. Va être tout sclérosé et pas bien frais l’animal …. En plus il est en avance et nous appelle depuis l’aéroport. Quel comique ce Francois ! On culpabilise, on enlève littéralement notre Captain en pleine discussion, seul moyen pour quitter les lieux, afin d’aller chercher notre ami. Idem avec Clark mais lui a carrément du se téléporter pour ne pas rester en plan. De nombreux embouteillages plus tard, et c’est l’arrivée à Miami Airport. Une chance le Grand a mis son beau Tee shirt jaune et vu la surface au vent, on ne peut pas le louper. Joyeuses retrouvailles, gros Hug, et direction le Motel. L’équipe est complète maintenant : les neufs salopards + Pink Pants.
A peine arrivés au Motel, Francois remonte son matériel à base de Torsion Tail, de truck Dontrip, et de l’incontournable plateau Uncool spécialement réalisé pour son gabarit. Ses paddles l’ont suivi , ouf !
Je profite de ce moment pour faire un tour du parking avec l’un d’entre eux, et découvre que ma douleur à l’épaule de ces derniers mois ne revient pas . Quelle bonne nouvelle, je vais pouvoir utiliser un Paddleroad lors de la course. Faudra que je fasse attention à ne pas trop solliciter mon épaule. Mais quelle joie ! Attention ça va pulser grave demain les ricains !
On finit la journée dans un petit resto entre plats de pâtes, et shopping de dernière minute pour Clark qui n’a rien à se mettre sur le dos ni aux pieds pour la course du lendemain. Francois s’écroule dans le Van en attendant que les autres finissent de manger. Retour au motel à pied avant l’équipe avec Pierre Yves mon camarade de lit, afin de finir de se préparer. C’est la première occasion de découvrir la place prépondérante accordée aux piétons là bas. C’est tout simplement pas prévu. T’as une voiture, tu vas l’utiliser pour aller sur le parking d’en face, c’est Ok. Tu veux y aller à pied ? Tu es taré ou quoi ? Drôle de méthodes …
Exceptionnellement avec le retour à pieds pas de Kool And The Gang ce soir dans les oreilles. Elles me disent merci.
Demain on attaque les choses sérieuses. Ultraskate Miami 2016, on est fin prêt !

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